dimanche, 05 février 2012
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Histoire en bref

Découvrez, en bref, l'histoire de Prilly...

 
 
Les armoiries
Parti de gueules et de sinople à la fleur de lis d'or brochante.

Dès le début du XXème siècle, une société de chant locale porta les couleurs verte et rouge sur un insigne. En 1924, l'écu parti de gueules et sinople était considéré comme armoiries officielles de la commune. En 1953, les autorités locales obtinrent de l'Etat l'adjonction d'une fleur de lis brochante d'or, empruntée aux armes de la famille noble Gimel, qui posséda la seigneurie de Prilly de la fin du XVème au milieu du XVIème siècle.


La Commune de Prilly

Admirablement située, bien desservie par les axes routiers, accessible par les transports publics, notre Commune se trouve sur un versant abrité, faisant face au lac et aux Alpes et offre un cadre agréable, qui plus est proche de la campagne et du lac, une zone de délassement privilégiée.

Quelques lignes d'histoire…

La première mention de Prilly, du latin Presliacus, date vraisemblablement de 976 : l'Archevêque de Lyon Burcardus cède alors à l'Abbaye de St-Maurice d'Agaune en Valais, une campagne sise " in fine runingorum in villa que vocatur presliacus ".

En 1244, l'évêque de Sion abandonne ses propriétés de Prilly au Chapitre de Lausanne. Différents chanoines se succèdent alors à Prilly, jusqu'à ce que l'évêque Guillaume de Menthonay n'inféode le territoire de Prilly à Jaquet de Penthéréaz en 1389. La seigneurie de Prilly reste entre les mains des héritiers de Jaquet jusqu'en 1482, date à laquelle elle devient la propriété de la famille Gimel.

De 1536 à 1798, Prilly fait partie du bailliage de Lausanne. Entre 1588 et 1589, suite à la Conjuration de Lausanne qui éclate en décembre 1588 contre les Bernois, les droits de la seigneurie de Prilly sont repris par Isbrand de Crousaz.

En 1619, son fils Claude de Crousaz en hérite ; à la mort de celui-ci, Susanne Rosset, fille de feu Claude de Crousaz, devient Dame de Prilly. Le domaine reste entre les mains de la famille Rosset jusqu'en 1728. Elisabeth Rosset, veuve de Benjamin et fille du bailli Samuel Bondely, est alors contrainte de vendre le château et les terrains qui en dépendaient directement.

La Ville de Lausanne est la seule à être en mesure d'entrer en pourparlers. La transaction aboutit le 31 décembre 1729.

L'église St-Martin, située alors au centre du village, s'effondre partiellement en 1763. Si elle est encore utilisée pendant quelques années, la construction d'un nouveau temple s'impose néanmoins : en 1765-1766, le temple de Broye est bâti par Rodolphe de Crousaz sur des plans de Gabriel Delagrange, à la limite des communes qui forment la paroisse (Prilly, Renens et Jouxtens-Mézery). Il est dédicacé le 24 août 1766. En 1926-1927, le peintre Louis Rivier le décore de fresques.

En 1858, la propriété du Château revient cependant en mains privées, suite à sa vente à Louis-François Emery, originaire d'Etagnières, domicilié à Naples. Quelques temps après sa mort, soit en 1895, ses descendants mettent la propriété en vente.

Mobilisés par Frédéric Mayor, municipal à Prilly, le Dr. Pinard, médecin adjoint à Cery et Charles Strudel, chef d'exploitation du LEB se portent tous trois acquéreurs du domaine. L'affaire est conclue en 1897 : 21 hectares sont achetés, bâtiments compris. Aussitôt, le Dr. Pinard entreprend de transformer le château en clinique pour maladies nerveuses, destinée à une clientèle huppée. Les autres parcelles sont progressivement vendues derrière le Château, le long de la route du Chasseur, de la route de Jougne, ainsi qu'en Floréal. Par leur appât du gain, ces hommes ont non seulement réalisé " un excellent coup ", mais surtout, ils ont attiré à Prilly une certaine classe moyenne, contribuant ainsi à sortir le village de sa réputation miséreuse, et leur vente de ce qui sera plus tard la place du Collège a permis d'asseoir le centre de gravité de la localité.

Prilly vers 1900

Dès 1900, on assiste à un premier " boom " : après la prolongation de la ligne du tramway de Lausanne jusqu'à Prilly (1899), de nombreuses habitations sont construites, notamment des villas, de même qu'un nouveau collège (1908-1909), une grande salle et salle de gymnastique (1921-1922).

Des nouveautés techniques, telles que le gaz, l'électricité, ou encore l'aménagement d'un réseau des eaux, modifient la vie quotidienne. Enfin, plusieurs entreprises s'établissent sur le territoire communal, notamment à Malley (Ateliers Zwahlen).

Au centre du village, de part et d'autre de la route de Cossonay, on trouve alors une ancienne ferme (propriété de la famille Dégailler) ainsi que quelques rares commerces. Non loin de là, les exploitations maraîchères, horticoles, arboricoles ou agricoles s'étalent, tandis qu'apparaissent les premières villas.

Après 1950, l'expansion

Le visage de Prilly se modifie tout au long du XXème siècle, mais en particulier après 1950 : le développement économique de la région et de Lausanne en particulier crée alors d'importants besoins en logements. Dans les années 1950-1965, la prospérité est quasi-générale : le centre du village voit de nouveaux commerces apparaître, tandis que de grands immeubles locatifs sont construits un peu partout, faisant disparaître la campagne pour donner naissance à des quartiers satellites, comme la Coudraie, Mont-Goulin, la Vallombreuse, la Suettaz, Floréal ou la Rochelle.

La commune de Prilly, qui abritait 309 habitants en 1850, en comptait 1569 en 1900. Elle franchit le cap des 10'000 habitants en 1962, pour atteindre le chiffre de 13'245 habitants au 31 décembre 1972. Depuis lors, toutefois, la population oscille entre 10'500 et 11'500 habitants.

Ces poussées démographiques ont nécessité une adaptation des infrastructures communales : dès 1950, plusieurs collèges sont construits, puis une nouvelle église, un centre paroissial, ou encore une piscine. Enfin, le centre de Prilly est entièrement remodelé dans les années 1990 pour faire place à un centre commercial.

Prilly aujourd'hui

Au début du XXIème siècle, bien que la population de la commune n'augmente plus, de nouvelles constructions scolaires ont encore été entreprises : Prilly est en effet devenu un centre régional d'enseignement et son établissement secondaire accueille désormais, notamment dans sa division gymnasiale, les élèves de Jouxtens-Mézery, Romanel, Cheseaux, Bournens, Boussens et Sullens.

La vocation industrielle de la commune n'est pas en reste, puisque Prilly abrite deux des plus importantes entreprises canton, à savoir Bobst S.A. (depuis 1937) et Sicpa S.A. Elle accueille également le centre administratif de la Banque Cantonale Vaudoise, sis au lieu-dit " Le Désert " (depuis 1994).

Enfin, d'importantes infrastructures liées aux loisirs ont également été créées sur son territoire, comme le Centre Intercommunal de Glace de Malley (1983) et Malley-Lumières (2003), dont les surfaces commerciales, salles de cinéma et espaces dédiés au sport ne manquent pas d'attractivité pour la population environnante.

DPE 09.03.2007

 
 

 

Une réalisation Service Informatique Prilly