| La Commune de Prilly
Admirablement située, bien desservie
par les axes routiers, accessible par les
transports publics, notre Commune se trouve
sur un versant abrité, faisant face
au lac et aux Alpes et offre un cadre agréable,
qui plus est proche de la campagne et du
lac, une zone de délassement privilégiée.
Quelques lignes d'histoire
La première mention de Prilly, du
latin Presliacus, date vraisemblablement
de 976 : l'Archevêque de Lyon Burcardus
cède alors à l'Abbaye de St-Maurice
d'Agaune en Valais, une campagne sise "
in fine runingorum in villa que vocatur
presliacus ".
En 1244, l'évêque
de Sion abandonne ses propriétés
de Prilly au Chapitre de Lausanne. Différents
chanoines se succèdent alors à
Prilly, jusqu'à ce que l'évêque
Guillaume de Menthonay n'inféode
le territoire de Prilly à Jaquet
de Penthéréaz en 1389. La
seigneurie de Prilly reste entre les mains
des héritiers de Jaquet jusqu'en
1482, date à laquelle elle devient
la propriété de la famille
Gimel.
De 1536 à 1798, Prilly fait partie
du bailliage de Lausanne. Entre 1588 et
1589, suite à la Conjuration de Lausanne
qui éclate en décembre 1588
contre les Bernois, les droits de la seigneurie
de Prilly sont repris par Isbrand de Crousaz.
En 1619, son fils
Claude de Crousaz en hérite ; à
la mort de celui-ci, Susanne Rosset, fille
de feu Claude de Crousaz, devient Dame de
Prilly. Le domaine reste entre les mains
de la famille Rosset jusqu'en 1728. Elisabeth
Rosset, veuve de Benjamin et fille du bailli
Samuel Bondely, est alors contrainte de
vendre le château et les terrains
qui en dépendaient directement.
La Ville de Lausanne est la seule à
être en mesure d'entrer en pourparlers.
La transaction aboutit le 31 décembre
1729.
L'église St-Martin,
située alors au centre du village,
s'effondre partiellement en 1763. Si elle
est encore utilisée pendant quelques
années, la construction d'un nouveau
temple s'impose néanmoins : en 1765-1766,
le temple de Broye est bâti par Rodolphe
de Crousaz sur des plans de Gabriel Delagrange,
à la limite des communes qui forment
la paroisse (Prilly, Renens et Jouxtens-Mézery).
Il est dédicacé le 24 août
1766. En 1926-1927, le peintre Louis Rivier
le décore de fresques.
En 1858, la propriété du
Château revient cependant en mains
privées, suite à sa vente
à Louis-François Emery, originaire
d'Etagnières, domicilié à
Naples. Quelques temps après sa mort,
soit en 1895, ses descendants mettent la
propriété en vente.
Mobilisés
par Frédéric Mayor, municipal
à Prilly, le Dr. Pinard, médecin
adjoint à Cery et Charles Strudel,
chef d'exploitation du LEB se portent tous
trois acquéreurs du domaine. L'affaire
est conclue en 1897 : 21 hectares sont achetés,
bâtiments compris. Aussitôt,
le Dr. Pinard entreprend de transformer
le château en clinique pour maladies
nerveuses, destinée à une
clientèle huppée. Les autres
parcelles sont progressivement vendues derrière
le Château, le long de la route du
Chasseur, de la route de Jougne, ainsi qu'en
Floréal. Par leur appât du
gain, ces hommes ont non seulement réalisé
" un excellent coup ", mais surtout,
ils ont attiré à Prilly une
certaine classe moyenne, contribuant ainsi
à sortir le village de sa réputation
miséreuse, et leur vente de ce qui
sera plus tard la place du Collège
a permis d'asseoir le centre de gravité
de la localité.
Prilly vers 1900
Dès 1900, on assiste à un
premier " boom " : après
la prolongation de la ligne du tramway de
Lausanne jusqu'à Prilly (1899), de
nombreuses habitations sont construites,
notamment des villas, de même qu'un
nouveau collège (1908-1909), une
grande salle et salle de gymnastique (1921-1922).
Des nouveautés
techniques, telles que le gaz, l'électricité,
ou encore l'aménagement d'un réseau
des eaux, modifient la vie quotidienne.
Enfin, plusieurs entreprises s'établissent
sur le territoire communal, notamment à
Malley (Ateliers Zwahlen).
Au centre du village, de part et d'autre
de la route de Cossonay, on trouve alors
une ancienne ferme (propriété
de la famille Dégailler) ainsi que
quelques rares commerces. Non loin de là,
les exploitations maraîchères,
horticoles, arboricoles ou agricoles s'étalent,
tandis qu'apparaissent les premières
villas.
Après 1950, l'expansion
Le visage de Prilly se modifie tout au
long du XXème siècle, mais
en particulier après 1950 : le développement
économique de la région et
de Lausanne en particulier crée alors
d'importants besoins en logements. Dans
les années 1950-1965, la prospérité
est quasi-générale : le centre
du village voit de nouveaux commerces apparaître,
tandis que de grands immeubles locatifs
sont construits un peu partout, faisant
disparaître la campagne pour donner
naissance à des quartiers satellites,
comme la Coudraie, Mont-Goulin, la Vallombreuse,
la Suettaz, Floréal ou la Rochelle.
La commune de Prilly,
qui abritait 309 habitants en 1850, en comptait
1569 en 1900. Elle franchit le cap des 10'000
habitants en 1962, pour atteindre le chiffre
de 13'245 habitants au 31 décembre
1972. Depuis lors, toutefois, la population
oscille entre 10'500 et 11'500 habitants.
Ces poussées démographiques
ont nécessité une adaptation
des infrastructures communales : dès
1950, plusieurs collèges sont construits,
puis une nouvelle église, un centre
paroissial, ou encore une piscine. Enfin,
le centre de Prilly est entièrement
remodelé dans les années 1990
pour faire place à un centre commercial.
Prilly aujourd'hui
Au début du XXIème siècle,
bien que la population de la commune n'augmente
plus, de nouvelles constructions scolaires
ont encore été entreprises
: Prilly est en effet devenu un centre régional
d'enseignement et son établissement
secondaire accueille désormais, notamment
dans sa division gymnasiale, les élèves
de Jouxtens-Mézery, Romanel, Cheseaux,
Bournens, Boussens et Sullens.
La vocation industrielle
de la commune n'est pas en reste, puisque
Prilly abrite deux des plus importantes
entreprises canton, à savoir Bobst
S.A. (depuis 1937) et Sicpa S.A. Elle accueille
également le centre administratif
de la Banque Cantonale Vaudoise, sis au
lieu-dit " Le Désert "
(depuis 1994).
Enfin, d'importantes infrastructures liées
aux loisirs ont également été
créées sur son territoire,
comme le Centre Intercommunal de Glace de
Malley (1983) et Malley-Lumières
(2003), dont les surfaces commerciales,
salles de cinéma et espaces dédiés
au sport ne manquent pas d'attractivité
pour la population environnante.
DPE 09.03.2007 |